Lepape Marmotte Granfondo Alpes 2022 – samedi 2 juillet

Ride the Legend ! Depuis 1982, “La Marmotte” pour les intimes, est à n’en pas douter la course amateure la plus “pro” des Alpes.

Les 7 500 inscriptions bouclées en un temps record, le parcours, les 5 000 m de dénivelé positif, l’organisation et surtout l’engouement des coureurs en font une course légendaire.

La Marmotte c’est 5000 mètres de dénivelé, 177 km et 21 virages de légende.

C’est La course d’un jour que les amoureux de cyclisme préparent des mois à l’avance et pour laquelle ils viennent d’un peu partout en Europe, et même du monde, puisque la Marmotte c’est 88% d’étrangers.

C’est un itinéraire mythique, qui emprunte les plus grands cols alpins et qui a des petits airs de Tour de France : une sorte d’épreuve XXL de la grande boucle avec ses 5000 mètres de dénivelé.

Tout cela contribue à en faire une cyclosportive très populaire. C’est pourquoi en l’espace de quelques jours les 7 500 dossards sont attribués et qu’un grand nombre de déçus doivent attendre l’année suivante. Près du double de cyclistes tentent leur chance chaque année ! La Marmotte c’est un véritable succès populaire, la course à faire une fois dans sa vie de cycliste.


Parcours et profil de La Marmotte Granfondo Alpes

Glandon, Télégraphe, Galibier, Lautaret… What else ?

L’itinéraire de La Marmotte est un classique. Les plus beaux cols des Alpes sont là, auxquels s’ajoute la montée de l’Alpe d’Huez. Que de l’exceptionnel !

La Marmotte Granfondo Alpes - Profil

L’ambiance Marmotte Granfondo Alpe

Un enchaînement de cols alpins de renoms et de grimpées mémorables

Vous avez déjà transpiré en lisant ? C’est l’effet que peut faire cette petite mise en bouche de la Marmotte car c’est une vraie épopée que nous allons vous raconter.

Au départ du Bourg-d’Oisans, la journée va être longue, mémorable et longue. Pendant que les différents “sas” de départ se remplissent, les coureurs font un tour de leur matériel et se prépare mentalement, chacun à sa façon. Malgré l’heure matinale, Bourg-d’Oisans fourmille comme un jour de marché. Les vagues de coureurs s’élancent les unes derrière les autres et la course commence enfin pour les courageux du jour.

La plaine de la Romanche, une rampe de lancement parfaite pour s’échauffer

La Marmotte est une course de fond, inutile de partir trop vite. L’échauffement jusqu’à Allemond permet de prendre le pouls du peloton et de se préparer mentalement à l’enchaînement de défis physiques qui s’annoncent.
Même si le jour est levé depuis un moment, le soleil arrive seulement sur les flancs de Belledonne et commence à donner le ton de la journée. Les paysages s’animent et, passé la petite montée du barrage du Verney, les coureurs profitent de la route le long du lac pour réellement s’élancer à l’assaut du col de la Croix de Fer.

Le col du Glandon, entre Oisans et Savoie

La première ascension du jour est assez régulière jusqu’au Rivier d’Allemond, suivie d’une courte descente bien pentue puis d’une belle grimpette juste avant le barrage. Les coureurs sont frais, le moral gonflé à bloc et, à l’approche du lac de Grand’Maison, le paysage s’ouvre sur un décor magique qui motive chaque coup de pédale jusqu’au col du Glandon. Après 39 km de course et le premier ravito au col, les coureurs entament une longue descente jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne.

De Sainte-Marie-de Cuines à Saint-Michel-de-Maurienne

Le chrono est suspendu le temps de la descente côté Maurienne pour ne pas encourager les concurrents à grapiller quelques secondes au détriment de leur sécurité. D’autant que l’étroite route reste ouverte à la circulation et que les épingles n’ont jamais autant mérité leur nom.

Prudence donc, la Marmotte se laisse apprivoiser avec le temps et le sourire. Une bonne gestion de son effort et un mental à toute épreuve sont les clés de la réussite. Inutile de se précipiter, seule la première difficulté est passée, il en reste deux et pas des moindre !

2150 m de grimpée pour l’enchaînement des cols du Télégraphe et du Galibier

A Saint-Jean de Maurienne un long faux plat permet de se préparer à la suite, mieux vaut le négocier tranquillement donc. Puis les affaires reprennent avec un peu plus de 11 km pour atteindre le col du Télégraphe. Heureusement, la montée est ombragée et, une fois le Télégraphe passé, une portion de 5 km plus cool permet de manger un bout et de se remobiliser avant le col du Galibier. Ou, encore mieux, le ravito à la sortie de Valloire permet de faire pause, courte mais ô combien recommandée, avant d’entamer le roi du jour avec, rappelons-le, ses 2642 m !

Certes le décor est à couper le souffle (mais pas les jambes) et le bonheur d’être là fait oublier un court moment ce qui suit : un peu plus de 17 km à 7% avec les contraintes de l’altitude. Pour résumer l’ascension du Galibier côté Valloire c’est simple : plus on s’approche plus ça monte ! Donc il faut gérer son effort.
Tout d’abord, la longue ligne droite qui semble ne jamais finir reste facile à négocier. Puis reste 8 km de bonne grimpette dans un décor minéral, presque lunaire. Le col, en ligne de mire, semble narguer les coureurs. Et le dernier petit kilomètre enfonce le clou avec 11% de pente : oui le Galibier se mérite !

Alors on s’arrête un cours moment pour une photo, ces quelques secondes “perdues” sont des souvenirs indélébiles gagnés. Après un petit encas, il est temps d’entamer la descente jusqu’au Bourg-d’Oisans.

Du Galibier à l’Alpe d’Huez, entre Hautes-Alpes et Oisans

Voici un titre qui vend du rêve… Vous vouliez du mythique ? En voilà !

La descente du Galibier jusqu’au pied de l’Alpe est une longue dégringolade de presque 2 000 m de dénivelé, de 2 642 m à 720 m au Bourg-d’Oisans. Un programme qui se négocie en peloton de préférence : possible vent de face, portions de faux plat descendant et quelques remontées feront de vos compagnons de route des alliés indispensables. Dans tous les cas il faut rester concentré sur 2 choses : la sécurité et la récupération active. Ne grillez pas vos dernières cartouches en fonçant au plus vite, cette descente est longue : près de 48 km.

Petite mention spéciale au col du Lautaret, au kilomètre 124, et à La Grave, « plus beaux villages de France », sous la protection de la reine Meije, sommet emblématique des Écrins… Une petite photo ne sera pas de refus !

Retour en Oisans un peu plus loin (enfin !). S’ensuit le lac du Chambon et ses eaux turquoise, puis la vallée de la Romanche se resserre avec quelques tunnels à enchaîner prudemment. Au bout du dernier plat du jour : le point de départ. Mais pas celui de l’arrivée…

21 virages de légende pour finir : la montée de l’Alpe d’Huez

Et quand il n’y en a plus il y en a encore ! 13 km pour 1100 m de dénivelé : quand on aime, on ne compte… plus !

La course prend souvent un tournant au pied de l’Alpe. La notion de “gestion de l’effort” prend tout son sens et l’entame de la montée donne vite une idée au cycliste s’il en a encore sous la pédale… ou pas.

Alors le plus important est de se concentrer sur le mental : faire le vide dans sa tête et se fixer des objectifs à courte distance peut être une stratégie payante. Quel que soit la méthode il ne faut plus lâcher. Souvent les compagnons de descente sont un bon moteur de motivation, tout dépendra de l’état de forme de chacun après 3 800 km de dénivelé dans les guiboles.

Le début de l’ascension sera déterminant pour la suite. C’est la partie la plus raide, seuls les virages offrent un léger sursis. Il faut tenir bon jusqu’à La Garde-en-Oisans, après la montée est un peu moins raide. Les cyclistes sont sur l’une des ascensions les plus populaires du Tour de France et vivent un rêve éveillé. Se plonger dans l’état d’esprit d’un coureur professionnel peut aider à trouver les ressources pour aller au bout !

L’enchaînement des virages assurent le décompte avant l’arrivée et l’entrée dans la station est une vraie délivrance. Le comité d’accueil et l’ambiance ravigotent pour donner les derniers coups de pédale !
Vous y êtes, chapeau bas, la Marmotte Granfondo est un vrai défi, un aboutissement dans la vie de nombreux cyclistes amateurs.


Comment s’inscrire à la Marmotte ?

Il faut être réactif pour avoir un dossard à la Marmotte. Surveillez les dates d’inscriptions pour être dans les premiers :