Pas de Tour sans alpe d’Huez

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Le Tour de France en Oisans pourrait se résumer à la montée de l’Alpe d’Huez, une des montées les plus populaires de la grande boucle.

Si le Tour de France n’a jamais fait étape en Oisans sans monter l’Alpe d’Huez, d’autres cols mythiques du territoire comme le col du Glandon, le col de la Croix de Fer, le col du Galibier et, plus récemment, le col de Sarenne, ont eux aussi fréquemment été empruntés par les coureurs.

Le centième Tour de France

En 2013, à l’occasion du centième Tour de France, deux nouveautés rendront l’étape de l’Alpe d’Huez inédite : 2 montées de l’Alpe d’Huez et, pour la première fois, un passage par le col de Sarenne.
Certaines arrivées d’étapes ont contribué à forger le mythe du Tour, par leur caractère spectaculaire, leur difficulté, leurs paysages remarquables ou leur rôle clé dans la course au classement général.
L’Alpe d’Huez est de celles-là : entre 1952 et 2002, la Grande Boucle passe 23 fois dans la station, la classant au troisième rang des villes-étapes les plus souvent retenues sur cette période (derrière Bordeaux et Pau). Ses 21 virages numérotés en ordre décroissant par des panneaux, répartis sur 13,8 km d’une pente à 7,9 % de moyenne, lui valent même d’être de tous les parcours entre 1976 à 1992, à l’exception de 1980 et 1985.


La montée de l’Alpe d’Huez en 10 chiffres clés

717 m > 1857 m

1140 m de bonheur !

1976

L’année du retour du Tour de France en Oisans et à l’Alpe d’Huez, un peu par hasard : Grenoble avait dû se désister faute de moyens. Cette année la victoire de Zoetemelk, un néerlandais, déclencha l’euphorie chez ses compatriotes.

C’est aussi la première année que le Tour est télévisé, ce qui participe fortement à l’engouement populaire.

1952

L’année du premier passage à l’Alpe d’Huez n’a, malheureusement, pas marqué les mémoires. En effet, le spectacle sportif n’était pas au rendez-vous tant la domination de Fausto Coppi était nette. Il gagna l’étape et le Tour cette année là.

30

Le nombre d’arrivées au sommet de l’Alpe depuis 1952. Pour la première, c’est Fausto Coppi qui s’était imposé au terme d’une étape de 266 kilomètres, partie de Lausanne.

8

Le nombre de victoires néerlandaises au sommet de l’Alpe, ce qui lui a valu son surnom de «montagne aux Hollandais ». Joop Zoetemelk, Hennie Kuiper et Peter Winnen se sont imposés à deux reprises, Steven Rooks et Gert-Jan Theunisse une fois. Depuis 1989 aucune victoire néerlandaise n’a marqué l’histoire du Tour, mais le coup de foudre avait déjà frappé le public qui a recoloré le virage numéro 7 en orange.

A suivi une longue période italienne (6 succès entre 1990 et 1999) puis Pierre Rolland a lancé en 2011 une série française, relayée par Christophe Riblon (2013) et Thibaut Pinot (2015).

15 millions

Le nombre de spectateurs sur le bord des routes. Le Tour de France est devenu l’un des événements sportifs les plus médiatisés au monde, avec 15 millions de spectateurs massés le long de son parcours et 3,5 milliards de téléspectateurs cumulés sur la durée de la course.

5

Le nombre de départs de l’Alpe. Des départs fictifs, la course étant officiellement lancée soit au Bourg-d’Oisans, soit au hameau de Rochetaillée.

2013

L’année d’une étape inédite : prévoir 2 montées de l’Alpe d’Huez sur la même étape a marqué la 100ème édition du Tour. Cet itinéraire a été possible en introduisant un petit nouveau : le col de Sarenne (à la descente pour créer la boucle).

La cerise sur le gâteau : cette étape a été remportée par un français, Christophe Riblon, coureur d’AG2R La Mondiale.

37ʼ35ʼʼ

Le temps record pour l’ascension des 21 virages de l’Alpe d’Huez dans le Tour. Il a été établi par l’Italien Marco Pantani lors de sa victoire en 1997.