Si Le Tour n’a jamais fait étape en Oisans sans monter l’Alpe d’Huez, d’autres cols mythiques de l’Oisans comme le col du Glandon, le col de la Croix de Fer, col du Galibier et plus récemment le col de Sarenne, ont eux aussi fréquemment été empruntés par les coureurs.

Certaines arrivées d’étapes ont contribué à forger le mythe du Tour, par leur caractère spectaculaire, leur difficulté, leurs paysages remarquables ou leur rôle clé dans la course au classement général.

L’Alpe d’Huez est de celles-là : entre 1952 et 2002, la Grande Boucle passe 23 fois dans la station, la classant au troisième rang des villes-étapes les plus souvent retenues sur cette période (derrière Bordeaux et Pau). Ses 21 virages numérotés en ordre décroissant par des panneaux indicateurs, répartis sur 13,8 km d’une pente à 7,9 % de moyenne, lui valent même d’être de tous les parcours entre 1976 à 1992, à l’exception de 1980 et 1985.

La montée de l’Alpe d’Huez en 10 chiffres clés

717 > 1857 m

1140 m de bonheur !

1952

L’année du premier passage à l’Alpe d’Huez n’a, malheureusement, pas marqué les mémoires. En effet, le spectacle sportif n’était pas au rendez-vous tant la domination de Fausto Coppi était manifeste. Il gagna l’étape et le Tour cette année là.

1976

L’année du retour du Tour de France en Oisans et à l’Alpe d’Huez un peu par hasard : Grenoble avait dû se désister faute de moyens. Cette année là victoire de Zoetemelk, un néerlandais, qui déclencha l’euphorie chez ses compatriotes.

C’est aussi la première année que le Tour est télévisé, ce qui participe fortement à l’engouement populaire.

30

Le nombre d’arrivées au sommet de l’Alpe depuis 1952. Pour cette découverte, c’est Fausto Coppi qui s’était imposé au terme d’une étape de 266 kilomètres, partie de Lausanne.

8

Le nombre de succès néerlandais au sommet de l’Alpe, ce qui lui a valu son surnom de «montagne aux Hollandais ». Joop Zoetemelk, Hennie Kuiper et Peter Winnen se sont imposés à deux reprises, Steven Rooks et Gert-Jan Theunisse une fois. Depuis 1989 aucune victoire néerlandaise n’a marqué l’histoire du Tour, mais le coup de foudre avait déjà frappé le public qui a recoloré le virage numéro 7 en orange.

A suivi une longue période italienne (6 succès entre 1990 et 1999) puis Pierre Rolland a lancé en 2011 une série française, relayé par Christophe Riblon (2013) et Thibaut Pinot (2015).

5

Le nombre de départs de l’Alpe. Des départs fictifs, la course étant officiellement lancée soit à Bourg-d’Oisans, soit dans le hameau de Rochetaillée.

37ʼ35ʼʼ

Le temps record pour l’ascension des 21 virages de l’Alpe d’Huez dans le Tour. Il a été établi par l’Italien Marco Pantani lors de sa victoire en 1997.

2013

L’année d’une étape inédite : prévoir deux montées de l’Alpe d’Huez sur la même étape a marqué la 100ème édition du Tour. Cet itinéraire a été possible en introduisant un petit nouveau : le col de Sarenne (à la descente pour créer la boucle).

La cerise sur le gâteau : cette étape a été remporté par un français, Christophe Riblon, coureur d’AG2R La Mondiale.

15 millions

Le nombre de spectateurs sur le bord des routes. Le Tour de France, devenu l’un des événements sportifs les plus médiatisés au monde au début du troisième millénaire avec 15 millions de spectateurs massés le long de son parcours et 3,5 milliards de téléspectateurs cumulés sur la durée de la course, le tracé est modifié chaque année depuis sa création en 1903.