Un vélo bien entretenu, vérifié à chaque sortie est la garantie d’une longue vie pour votre VTT et... pour vous-même. Voici la liste "check point" à vérifier scrupuleusement :
Il n’y a pas de mauvais outils mais de mauvais ouvriers dit-on... Ce n’est pas tout à fait vrai avec le VTT. Avec un semi-rigide (pas d’amortisseur à l’arrière) la descente du Cerf à l’Alpe-d’Huez par exemple, vous paraîtra bien plus difficile et fatigante qu’avec un modèle freeride équipé de 20 cm de débattement à l’arrière ! Sans freins à disques, votre freinage est moins efficace et les descentes vous sembleront plus fastidieuses.
Pour la rando, un semi-rigide peut suffire. Pour le freeride et la descente, vous atteindrez rapidement les limites d’un matériel déjà ancien, sans compter qu’un cadre trop vieux ou inadapté peut se rompre comme du verre.
N’hésitez pas à louer du matériel. La plupart des loueurs se sont équipés de modèles haut de gamme, certains louent même les protections (plastrons, genouillères, casque intégral). Les loueurs vélos sont situés à l’Alpe-d’Huez, les 2 Alpes, Auris-en-Oisans, Bourg-d’Oisans, Oz Station et Vaujany. Contactez les offices du tourisme.
La silhouette de Mad Max n’est pas loin de celle du descendeur, certes. Mais ne pas lésiner sur l’équipement de protection fait partie du bon sens commun, car comme toutes les activités de plein air, la pratique du VTT ne va pas sans danger. Une erreur de pilotage, un virage mal négocié, un caillou mal placé ou une simple faute d’inattention... et c’est la chute ! Avec des conséquences parfois dramatiques. Pour limiter la casse, mieux vaut être bien protégé.
Sur des itinéraires de rando, un casque, une paire de lunettes et des gants sont le minimum syndical. Ne sous-estimez pas l’importance de la paire de lunettes car soleil ou pas les lunettes sont obligatoires : imaginez un gros bourdon qui virevolte tranquillement au milieu du chemin que vous descendez à fond la caisse, enivré par la vitesse et la beauté de l’Oisans. La collision entre l’infortuné insecte et votre oeil peut être très grave...
Sur des itinéraires freeride, il faut passer à la vitesse supérieure : casque intégral, gants longs, protections dorsales, des coudes, des genoux et des tibias.
Budget : aïe aïe aïe... Tout cet équipement a un prix et plus vous pratiquerez, plus vous comprendrez vite que c’est indispensable. Et pour ne pas rester deux mois immobilisé par une blessure, il faut être prêt à des investissements : capital santé !
Les prix sont indicatifs :
• casque : 30 €
• lunettes : 15 €
• gants : 15 €
• casque intégral : 50 €
• gants longs : 40 €
• dorsale simple : 40 €
• dorsale complète (renfort épaule,
humérus et radius) : 200 €
• protège-tibia : 30 €
• protège-coude : 30 €
Le sac à dos du vététiste :
• une chambre à air
• des rustines et de la colle
• une pompe
• les petites clés pour la petite mécanique
• une attache rapide pour la chaîne
• 1,5 litre d’eau
• quelques barres de céréales
• un téléphone portable
L’espace VTT de l’Alpe-d’Huez - Massif des Grandes Rousses homologué FFC décrit 26 itinéraires sur une carte gratuite disponible à l’office du tourisme ou aux caisses des remontées mécaniques.
Les sentiers entretenus sont numérotés par un petit panneau plastique aisément reconnaissable.
La station des 2 Alpes a développé un système analogue. Les cartes gratuites sont également disponibles aux caisses et à l’office du tourisme.
1 : CADRE
Nettoyer régulièrement votre machine pour déceler une fissure.
2 : PNEUMATIQUES
La pression, l’usure.
3 : CHAÎNE
Chaîne propre,lubrifiez-la régulièrement sans jamais utiliser de graisse. Elle colle le sable qui accélère l’usure.
4 : FREINS
Contrôler l’usure des patins, des plaquettes de freins à disque, des traces éventuelles de fuite.
5 : FOURCHE
Frein avant bloqué, actionner doucement le VTT, un doigt sur le roulement de direction pour déceler un jeu éventuel.